Test de WRC 5 sur Xbox One

Après des années de produits Milestone, la franchise du WRC a changé de mains (enfin diront certains) et c’est au studio français Kylotonn Games qu’est revenu l’honneur (ou la lourde tâche) de redorer le blason vidéo-ludique du championnat du monde des rallyes. Le jeu est sorti début octobre sur Xbox One et voici mon avis à son sujet.

wrc 5Sans démo, sans même fiche de jeu sur Xbox.com, WRC 5 est arrivé chez nous sans trop la ramener. Les mois qui ont précédé sa sortie ont été encourageants, à coup d’images et de vidéos intrigantes mais vous savez comme moi qu’il ne faut pas lire grand-chose dans ces éléments de com’ classique. Mais maintenant le jeu est là, impossible de cacher quoi que ce soit, et sous le voile, ce n’est pas très beau.

En l’absence de vidéo de lancement reprenant des superbes moments de l’histoire, on se retrouve immédiatement sur le menu de départ du jeu avec les classiques options de “spéciale rapide”, “rallye rapide”, école de rallye” ou carrière”. Il y a aussi des événements temporaires sous la forme de contre la montre imposant une auto et une spéciale…Sans plus tarder je me lance dans une spéciale rapide pour cette première impression si importante pour un nouveau jeu.

Une spéciale du Rallye Monte Carlo en Volkswagen Polo R WRC, dans la peau de Sébastien Ogier! Après l’excellent menu in-game d’avant spéciale, les choses se compliquent. Le jeu n’est pas très beau. La modélisation extérieure des voitures est assez réussie mais pour l’intérieur ça manque de détails même si on sait qu’une voiture de WRC est vide à 90%. En ce qui concerne les spéciales du jeu, licence wrc 5officielle oblige, on voit du pays avec plusieurs environnements variés mais nous sommes loin d’avoir un jeu qui propose un visuel Next-Gen et on a le droit par moments à des textures grossières avec du clipping en prime. L’animation n’est pas très bonne, certes le jeu n’est pas en 60fps mais de nombreux titres ont su être excellents avec la moitié et ici ce n’est pas vraiment le cas. Le gameplay … Disons qu’il diffère de ce que j’imagine comme une WRC 4 roues motrices et 350cv turbo sur des pistes entre mouillé et enneigé … et je ne trouve pas les sons de qualité.

A partir de là, je me demande littéralement comment je vais pouvoir écrire un test pour un jeu auquel je n’ai pas particulièrement envie de jouer, car les défauts semblent nettement supérieurs aux qualités, malgré le fait qu’il représente une de mes licences préférées dans le monde des sports mécaniques. Peut-être vaut-il mieux que je retourne à l’école.

Retour à l’école de conduite

wrc 5Étant donné que le gameplay est particulier, rien de mieux que de participer à l’école de rallye qui enseigne toutes les subtilités nécessaires pour survivre sur une spéciale. C’est une option qui rappelle les bons souvenirs de Richard Burns Rally… Une fois en piste, les leçons s’avèrent assez strictes et imposent de non seulement réaliser les manœuvres demandées, mais aussi de respecter une trajectoire donnée, le tout dans un temps imparti. Il m’a fallu une bonne demi-heure pour terminer l’école de rallye avec comme enseignement majeur le fait qu’on ne déclenche pas un frein à main au même moment sur asphalte sec ou sur la terre.

Quoi qu’il en soit, ça suffit, il est temps de lancer ma carrière !

Road to WRC

La carrière démarre comme toute carrière, à savoir en bas, avec le luxe de pouvoir choisir parmi 3 écuries à la recherche d’un pilote pour la saison à venir. Chaque équipe à des objectifs différents et les noms des employés sont indiqués, histoire de rendre l’expérience un peu plus humaine. On arrive ensuite à l’assistance et c’est l’un des points forts du jeu, l’ambiance fleure bon le rallye avec différents bruits et discussions du genre de ce que l’on pourrait entendre en F1 si les écuries n’étaient pas planquées dans des box séparés de murs anti-bruit.

Le jeu reprend le calendrier officiel du championnat WRC et donc, retour au Monte Carlo mais cette fois avec une auto bien moins puissante que la Polo R d’Ogier/Ingrassia. Le résultat… n’est pas vraiment différent. Certes, tout arrive moins vite mais l’animation n’en est pas plus nette et les notes du copilote sautent de temps en temps, vous laissant dans le flou total durant quelques secondes qui semblent une éternité. Peut-être la pire chose de toute, le jeu n’est compatible avec aucun volant sur Xbox One, ce qui s’apparente à un monumental Red Flag pour la sortie d’un jeu de course. Pour les personnes qui ont investi des centaines d’euros dans un volant, un pédalaient, une boite de vitesse, un siège et tout ce qui va avec, ça fait quand même mal d’être résigné de jour à un jeu comme ça à la manette.

wrc 5Au bout du compte, je n’ai pas vraiment envie de jouer à WRC 5, ce qui peut sonner comme un refrain familier pour les jeux de ce championnat ô combien populaire…Du coup, je me demande ce qui passe par la tête de quasiment tous les gamers comme moi fans de sports mécaniques : Comment un championnat tel que le WRC peut-il être si peu attractif pour des développeurs de renom ? Est-ce le fait de devoir concevoir un jeu par an, limitant le temps nécessaire à la création d’un bon jeu ? Est-ce la valeur marchande de la franchise qui est trop faible (difficile à croire mais bon) ? Le rêve d’un WRC en 1080p, 60fps et 720 calculs du moteur physique par seconde semble aussi éloigné que celui qui me voit gagner au loto alors que je ne joue jamais. Les jeux Milestone n’étaient pas d’une grande qualité, la licence WRC passe dans d’autres mains pour un résultat différent, mais au final toujours pas transcendant.

Après des années de produits Milestone, la franchise du WRC a changé de mains (enfin diront certains) et c’est au studio français Kylotonn Games qu’est revenu l’honneur (ou la lourde tâche) de redorer le blason vidéo-ludique du championnat du monde des rallyes. Le jeu est sorti début octobre sur Xbox One et voici mon avis à son sujet. Sans démo, sans même fiche de jeu sur Xbox.com, WRC 5 est arrivé chez nous sans trop la ramener. Les mois qui ont précédé sa sortie ont été encourageants, à coup d’images et de vidéos intrigantes mais vous savez comme moi qu’il…

Passage en revue

Note générale

La moyenne tout juste

Résumé : WRC 5 n’est pas le pire jeu de rallye officiel qui soit sorti mais il n’est certainement pas celui qui fera l’unanimité parmi les joueurs. Ses lacunes et la déception que représente pour moi une énième année de jeu WRC en deçà des attentes le rend difficile à jouer même s’il ne s’agit pas d’une catastrophe. Visuellement et techniquement daté, il donnera aux fans de rallye propriétaires d’une Xbox One l’envie d’espérer davantage de Sébastien Loeb Rally Evo ou d’un portage de DiRT Rally sur la console de Microsoft. Si vous êtes fans de rallye de première bourre, rien ne vous empêche de craquer, mais vous aurez été (tardivement) prévenus.

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Les plus

 

Les moins

  • Licence officielle
  • Évènements typés e-sport
  • Bonne modélisation des voitures
  • Nuances de gameplay selon la surface
 
  • Graphismes datés
  • Animation
  • Sons
  • Copilote
  • Aucun volant compatible
  • Manque de vibrations à la manette

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