FIA European Truck Racing Championship Nos tests

Test de FIA European Truck Racing Championship sur Xbox One X

Disponible depuis la mi-juillet sur Xbox One et autres supports, le jeu FIA European Truck Racing Championship permet une rare immersion dans l’univers des camions de course. Vaut-il les 60€ demandés à la caisse? Nos impressions à la suite.

Avez-vous déjà suivi une manche du championnat FIA de course de camions? S’il ne s’agit pas du championnat le plus prestigieux dans la hiérarchie des sports mécaniques, il n’empêche qu’il est extrêmement populaire (gradins remplis) et impressionnant en raison des monstres qui s’affrontent sur la piste. Comme souvent, j’ai profité du jeu pour me pencher davantage sur une discipline que je ne connais que trop peu. 5.3 tonnes, c’est le poids minimum accepté et la vitesse maximale autorisée est de 160 km/h en ETRC, plus pour les World Series), car les moteurs de 1200cv (jusqu’à 13 litres de cylindrée) et 5000nm de couple sont capables de bien plus! Clairement une expérience inédite en jeu vidéo.

Dès le lancement du jeu il est possible de s’essayer à du contre la montre, effectuer une course rapide, un championnat ou encore prendre part au mode compétition qui voit les membres de la communauté s’affronter sur un tracé chaque semaine (pour l’instant pas activé apparemment). Le gros morceau cependant c’est bien évidemment l’inévitable mode carrière! Dans celui-ci, vous devrez retourner à l’école et obtenir votre permis de pilote via 15 épreuves différentes qui regroupent les points importants à maîtriser avant de se lancer. Si le permis couvre les aspects cruciaux que sont l’accélération, le freinage et la gestion de l’eau (pour refroidir les pauvres freins, martyrisés en bout de chaque ligne droite), il ne va à mon sens pas assez loin notamment dans la manipulation de la boite de vitesse, cruciale pour extraire le maximum de performance de votre monstre.

Ce qui est sûr dès les premiers tours de roue, c’est que le gameplay est extrêmement différent de ce que vous avez pu vivre dans Forza Motorsport 7, dans lequel le camion Mercedes ne se manie pas vraiment différemment d’une grosse et lourde voiture. Ici c’est assez spécifique et c’est de bon goût pour un jeu à licence officielle!

European Truck Racer

La carrière débute avec la création de votre personnage, nom, prénom, type de casque et c’est parti pour accepter le seul et unique contrat disponible au lancement. Pas de crainte cependant, la carrière de FIA ETRC est le paradis du Free Agent (Unrestricted Free Agent en réalité). Si vous assurez, vous serez le Kevin Durant du championnat et pourrez changer d’écurie et camion comme bon vous semble! De meilleurs contrats signifient du meilleur matériel et de meilleures entrées (expérience et $$$) mais avant ça il faut (enfin) se lancer!

Comme vu dans pas mal d’autres jeux, la carrière utilise un système simple et efficace de calendrier qui affiche les différents évènements prévus. Il peut s’agir d’essais comme de courses. Bizarrement, les essais ont rarement lieu là où les prochaines courses vont se dérouler, mais ça reste tout de même une opportunité de se familiariser davantage avec le comportement de votre char d’assaut et, au départ au moins, vous en aurez besoin! 

Accessibilité oblige, FIA ETRC propose différentes aides au pilotage comme l’habituelle “ligne de pilotage” mais aussi l’absence de dégâts, la transmission automatique (grave erreur) et le fait que les freins puissent surchauffer ou pas. Chacun son délire et son expérience mais je ne saurais trop vous conseiller de rouler sans la moindre aide et à la difficulté maximale dès que possible. Vous pouvez vous passer de la ligne de pilotage car, même s’il s’agit de camions de course, ils restent tout de même lents par rapports à des voitures (techniquement c’est un peu comme rouler en classe C/B dans Forza) donc les virages ne vous sautent pas vraiment aux yeux. Les points les plus sensibles sont le freinage et la gestion de la boite de vitesse. A ce sujet vous pouvez opter pour une transmission simplifiée numérotée de 1 à 4 contrairement aux vitesses Low (5/6) et High (7/8) comme dans un vrai camion de ce genre.

Question de couple

Tout le monde peut accélérer à fond mais c’est le contrôle des rapports de vitesse, de la pression de turbo et des distances de freinage qui constituent le gros du travail dans FIA ETRC et c’est là quelque chose d’assez différent du reste des jeux de course. Assez vite donc, le titre se démarque et propose une identité propre qui devrait plaire aux fans du genre et ceux qui recherchent une expérience un peu différente tout en restant de la course. Évidemment, tout n’est pas rose. Lorsque vous freinez, vous avez droit à un “smoke show” qui semble indiquer que vos disques, étriers et plaquettes sont purement et simplement en train de fondre ensemble. Si vous avez vos habitudes Forza sans ABS, vous réduirez alors la pression de freinage pour espérer stopper la fumée et accroître la puissance de freinage et réduire la distance, mais ça ne marche pas comme ça ici. Pour une raison ou une autre, vous ferez toujours au freinage, autant de fumée que Bob Marley au réveil mais ça ne veut pas dire que vos freins sont bloqués. En effet si vous appuyez plus forts, vous freinez  bien plus vite mais au risque de voir votre température exploser. Il est donc important de gérer le rapport entre distance de freinage et augmentation de la température, notamment lorsque plusieurs freinages s’enchaînent (et évidemment le refroidissement par eau de tout le système, lequel est limité).

Emmener le camion en ligne droite et dans les virages n’est pas très différent des autres jeux mais l’utilisation de la boite l’est assez. En gros c’est un peu comme avoir 2 boites de vitesses en une, les premiers rapports et notamment la 5ème sont absolument inutiles en course (sauf tête à queue et avoir à repartir depuis 0 km/h). La 6ème vitesse, également “low” dans le jeu n’est que rarement utile car elle ne produit pas assez de pression de turbo pour déplacer sérieusement votre monstre. C’est donc avec les 7ème et 8ème que vous allez devoir travailler, en gardant un œil sur le boost histoire de savoir quand changer de vitesse. Le couple est tellement immense qu’on se retrouve à passer le plus tôt possible en 8ème pour bénéficier de la poussée maximale du turbo, en route vers les 160 km/h limités électroniquement.

Au delà de ces 2 points qui me semble les plus importants, il reste possible de peaufiner les réglages de votre camion en modifiant les paramètres de vos suspensions (avant/arrière), barres anti-roulis (j’aimerais voir le diamètre d’une barre AR sur un camion de course) et répartition du freinage. Pour vous simplifier la vie, le jeu propose des pré-réglages que vous vouliez un set-up “équilibré”, “virage”, “stabilité” ou personnalisé. Comme souvent, c’est l’expérience qui vous permettra de réduire vos chronos et en peu de temps, toutes les tentatives de l’IA seront vaines.

De retour à la carrière, le premier événement se déroule sur le circuit Marco Simoncelli de Misano et c’est la 1ère occasion de se familiariser avec une manche du championnat ETRC (surtout si vous avez choisi la durée totale). Vous devrez alors enchaîner essais, qualifications, super pole et 2 courses un premier jour puis un second! Ces courses à distance “100%” nécessitent environ 30 minutes de jeu face à 11 adversaires. C’est un autre reproche que je ferais au jeu, une grille de juste 12 camions en solo et 8 camions en online, c’est malheureusement peu. Par contre, niveau habillage, le respect du véritable championnat est total avec le tour de chauffe derrière le “pace-truck”, les annonces du speaker et les angles de caméra qui reprennent exactement les diffusions télévisées, vraiment très sympa! Puisque l’on parle affichage, sachez que le jeu est très propre (version One X améliorée) mais tout de même en dessous de ce à quoi je m’attendais. Apparemment sur télé 4K et avec une option de rafraîchissement plus évoluée (genre Motion Plus, nécessite un écran 120Hz ou plus), alors les effets sont encore plus appréciables. Niveau son, il vous faudra un casque pour apprécier tous les détails produits par ces monstres, car les moteurs turbo diesel sont assez silencieux lorsque tous les bruitages sont au maximum (voix, ambiance) ou alors pensez à baisser le volume de ceux-ci pour mettre en avant le camion. Dans ce cas là, à vous les plaisirs du turbo qui souffle à plus de 3 bars de pression!

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