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Test de Trail Out: Trop, c’est pas assez!

Imaginez revenir 20 ans en arrière. Peut-être que ça vous rajeunirait trop? Pensez un peu… Pas de Covid, pas de dérèglement climatique (enfin si mais bon), pas de Greta Thunberg ni Elon Musk, pas d’inflation, pas de gilets jaunes… Le top non? Malheureusement la machine à remonter le temps n’existe pas, ou alors… Peut-être que la solution se trouve dans TRAIL OUT!

Développé par Good Boys Studio et publié par Crytivo, TRAIL OUT est disponible depuis le 10 avril sur Xbox  (Series X/S) mais depuis 2022 déjà sur PC. Son tarif est de 29.99€ (lien xbox.com).

Test réalisé sur Xbox Series X.

TRAIL OUT: Les 20 premières minutes sur Xbox Series X:

2004 c’est toi?

Jeu de course déjanté et à l’ancienne, voici comment décrire rapidement TRAIL OUT, mais ce serait bien trop minimaliste et réducteur. Ce que Good Boys Studios a réussi à créer avec ce jeu n’est autre qu’un petit miracle qui prouve que quand le fun est au rendez-vous, un tas d’autres aspects peuvent passer au second-plan.

Tout commence avec une histoire, oui il y a un mode histoire dans ce jeu que l’on peut qualifier de débile à génial toutes les 30 secondes. Vous incarnez donc Mihalych, un pilote cascadeur raté qui voit dans la compétition TRAIL OUT, une façon de faire son retour au premier plan. Mihalych est bizarre, probablement par choix, mais la façon dont le jeu le met en avant oscille entre talent pur et stupidité crasse. On ne peut pas s’attacher à Mihalych, mais évidemment on le fait même si l’histoire n’est pas omniprésente. Les cut-scenes, dialogues et animations sont un peu dépassées, mais une fois encore tout cela semble fait par design pour coller au ton « 50/50 » du jeu, c’est juste incroyable d’équilibre. Si ce genre de résultat était monnaie courante au début et milieu des années 2000 (et ce jeu fait ÉNORMÉMENT penser aux 1ers FlatOut, de l’ère Bugbear), j’ai l’impression qu’il est plus difficile à obtenir de nos jours. C’est comme si les développeurs avaient été nourris à la Xbox de première génération, moddée avec disque dur de 80go et jeux de course à l’ancienne. C’est un véritable miracle.

Histoire ou pas, il va falloir se mettre au volant et déjouer la mort dans ce qui est présenté comme « votre dernier festival ». Il faut dire que les épreuves ne font pas dans la dentelle entre courses « classiques » mais très musclées, pistes en 8, démolition derby, mode élimination (le dernier à chaque tour est pulvérisé par un missile) et j’en passe. Il y a tout un tas de questions qu’on ne se pose pas avec ce jeu. Le détail des modélisations? Pas grave? Le nombre de voitures? On verra bien. Le nombre de circuits? Pas important. La fidélité du moteur physique? Pour quoi faire? Dans TRAIL OUT, vous pouvez être une balle de Golf ou une boule de Bowling en route pour un strike mortel. Tout est glorieusement fun.

Aucun parebrise ne vous résistera!

Le titre intègre quand même quelques classiques du genre avec une économie double. D’un côté, l’argent gagné en fonction de vos résultats, à dépenser dans la réparation, amélioration ou achat d’autre véhicules, et d’un autre, les fans. Ceux-ci vous adulent plus vous causez du carnage, et notamment aux pilotes adverses qu’ils détestent. Vous devenez donc le vaisseau du « fanboysime » et « haterisme » classique qui se joue tous les jours sur les réseaux sociaux. Et oui c’est ça être un influenceur!

L’histoire de TRAIL OUT ne tourne pas qu’autour de vous, plusieurs pilotes de renom constituent une liste en bas de laquelle vous commencez. Il faudra gravir les échelons, remporter les épreuves et affronter les Boss un à un dans des confrontations pas toujours très légales! Les personnages sont dans le ton, inspirés par le monde du divertissement (films, jeux vidéo) avec quelques fautes de frappe jouissives dans le nom. Los Torrent, pour Dom Torretto, ne jure que par la famille. Le casting complet est une grosse blague issus d’une sorte de téléfilm foireux qui est si mauvais qu’il en devient culte. Juste fantastique.

Et le gameplay dans tout ça? Car oui on passe pas mal de temps au volant dans TRAIL OUT, même si ça se termine souvent dans un mur de pneus, arbre ou à travers le pare-brise. La conduite est simple, peut-être même simpliste avec un manque de ressenti des vibrations (pourtant activées j’ai vérifié plusieurs fois). La dynamique des autos est fidèle avec des réactions crédibles en fonction des roues motrices (traction, propu…) mais aussi du poids. Maîtriser les glisses n’est pas forcément simple et le ressenti général n’est pas au niveau de Wreckfest il faut bien le dire. Problématique? Pas vraiment. Avec TRAIL OUT on a constamment l’impression d’en avoir pour son argent, c’est un peu comme un buffet à volonté version de jeu course arcade!

Avec plus d’une quarantaine de bolides allant de la petite citadine au blindé militaire et la possibilité de les modifier (9 catégories comprenant des améliorations mécaniques, de robustesse ou encore visuelles) de A à Z, il va se passer pas mal de temps avant d’avoir l’impression d’avoir fait le tour de TRAIL OUT! Tout se fait depuis votre décharge/casse automobile qui fait office de quartier général. Quel que soit le menu auquel on accède, les développeurs ont intégré un minimum de mouvement (travail de tracto-pelle en arrière plan, baril en feu, particules déplacées par le vent…) ce qui contribue à l’aspect vivant et dynamique du jeu, même loin des circuits.

Carnage et volupté

32 épreuves de carrière se présentent à nous pour devenir le nouveau roi de la compétition, celles-ci regroupent plusieurs courses et évènements qui couvrent tout ce que TRAIL OUT a à offrir. Si on scotche le mode histoire, on peut rapidement progresser (surtout avec la difficulté par défaut) et avoir l’impression que cette histoire sera vite pliée. C’est sans compter sur le mode Course Libre et ses 10 modes de jeu, presque tous paramétrables! Le top? Les crédits gagnés en jeu libre sont transférés vers votre compte principal et vous pourrez donc acheter des produits avec, ou réparer les épaves avec lesquelles vous progressez dans l’histoire!

Enième flèche à l’arc de TRAIL OUT, le mode “roulette” qui vous fait miroiter une jolie récompense si vous acceptez de vous lancer dans une épreuve très hasardeuse face au Joker! Ou en tout cas une copie du Joker, je ne pense pas que les développeurs cherchent à poursuivre Rockstar Games en justice pour imitation. Ces épreuves ont un tarif d’entrée plus important et il n’est pas possible de les recommencer. Elles apparaissent de temps en temps et offrent une alternative à la carrière et au mode libre, comme si le jeu ne proposait pas assez de contenu! Mais ce n’est pas tout … Alors que l’on progresse dans le jeu, on obtient un téléphone portable avec une application spécifique (FESTAPP) qui ouvre un nouvel éventail de possibilités. Des défis se présentent à vous et ils peuvent rapporter gros, jusqu’à 3 sont activables en même temps afin de donner encore un peu plus de piquant aux courses. Mais que faire quand tout ceci est fait et refait partie après partie? DEAD OUT entre alors en scène. Il y a dans TRAIL OUT un véritable jeu de zombie motorisé (ou à pied mais bonne chance) dans lequel il faut nettoyer une zone de ses boss tout en améliorant son véhicule pour une maximum de carnage! Certes, on est pas sur un Dead Island, mais si comme moi vous ne vous attendiez pas à pouvoir joyeusement écraser des hordes de zombie dans TRAIL OUT, alors c’est une belle surprise! 

Ce jeu fait tellement de choses qu’il a un côté charmant qui nous laisse moins critiques quand il s’agit de ses points faibles. Les sons par exemple ne sont pas top du tout et mériteraient une mise à jour. La technique peut parfois laisser à désirer (même si suite au patch 1, le framerate a été grandement amélioré sur Xbox Series X) comme le fait de voir des éléments qui flottent dans l’air alors que leur fondation a été détruite lors d’une course. Toutes ces choses prêtent plus à sourire que de préparer un tweet assassin et le fun reste toujours présent.

Mais il aurait pu y avoir encore PLUS de fun.

Un absent de marque

LE gros manquement de TRAIL OUT c’est l’absence de multijoueur en ligne. A la limite, un mode “LAN” aurait été dans le ton vu le ressenti old-school du jeu. Le connecter à un xconnect ou xlink kai aurait ravivé de bons souvenirs (si ces outils existent encore). Le fait de pouvoir se lancer en ligne face à des inconnus en route vers Carnage-Ville est presque un indispensable pour ce genre de jeu! Un mode multi post-sortie est-il envisageable? En attendant, TRAIL OUT dispose de tous les attributs. C’est fun, c’est déjanté, débile, ça ne se prend pas au sérieux, bourré de contenu et modes inattendus et son tarif, de 29.99€, est étonnamment honnête par les temps qui courent!

C’est mon premier coup de cœur de l’année! Qui l’eût cru??

Les points positifs

  • Ambiance générale
  • Contenu (véhicules, environnements, options…)
  • Techniquement simple mais propre
  • Modes de jeu et courses
  • Destructibilité, voitures et environnements
  • Raccourcis
  • Mode histoire ridicule et parfait
  • Personnalisation véhicules et personnage
  • Variété des véhicules (406 de Taxi mdr)
  • Mode photo
  • Rejouabilité élevée malgré l’absence d’online
  • Prix attractif

Les points négatifs

  • Pas de multi en ligne
  • Pas de replay après les courses
  • Sonorités moteur un peu décevantes

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