MotoGP 18 Nos tests

Test de Moto GP 18 sur Xbox One X

L’un des championnats les plus excitants du monde des sports mécaniques revient chaque année grâce au studio italien Milestone, très occupé en 2018. Avec le passage à l’Unreal Engine 4, gage d’améliorations au niveau physique et visuel, on peut s’attendre à un grand cru, surtout sur Xbox One X! Alors, le résultat est-il à la hauteur des attentes? Voici notre test de Moto GP 18!

Comme pour chaque championnat officiel, le passage d’une année à l’autre apporte son lot de changements d’un point de vue riders/sponsors/motos et parfois aussi circuits. En plus de tous les superbes tracés déjà présents au calendrier du Moto GP, la piste de Buriram en Thaïlande (15ème épreuve de la saison) rejoint le line-up. Niveau riders et en se concentrant sur la catégorie reine, les grands noms sont évidemment présents et les changements se trouvent plus bas dans le classement avec notamment Syahrin en remplacement de Folger chez Tech 3 Yamaha et les présences habituelles d’Honda, Yamaha, Suzuki, Ducati, Aprilia et KTM en tant que constructeurs.

On sait déjà que de gros changements prendront place en 2019 avec Lorenzo chez Repsol Honda et Tech 3 qui quitte Yamaha pour rouler en KTM avec Johann Zarco mais nous n’en sommes pas encore là…

Petit rider deviendra grand…

Le concept le plus classique qui soit est évidemment présent en mode carrière dans laquelle vous créez votre propre personnage et démarrez en catégorie Red Bull Rookies Cup dans le but de vous faire remarquer et commencer l’ascension vers les sommets du Moto GP. Comme toujours, vous pourrez paramétrer le gameplay (aides au pilotage, réalisme…), la difficulté de l’IA ou encore la durée des épreuves. Tout cela aura évidemment un effet sur votre capacité à accumuler de l’expérience et vous voir proposer des contrats plus ou moins juteux.

Le système de création de personnage est assez sympa et similaire à ce que certains ont déjà pu essayer dans Monster Energy Supercross à savoir que plusieurs “types” de pilotes sont disponibles (différentes ethnicités). Nom, prénom, surnom, âge, numéro etc permettent de davantage s’identifier au personnage et s’investir dans la carrière. La longueur des courses est paramétrable en pourcentage (15% par défaut soit 3 tours) tout comme la durée des épreuves (du week-end complet à la course uniquement sans qualifications ou l’inverse). Les dégâts, l’usure des pneus, la gestion manuelle du départ et les pénalités sont activables/désactivables ce qui rend le jeu très accessible.

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Accessibilité toujours au niveau des nombreuses aides au pilotage qu’il s’agisse de la fidélité de la simulation (normal/pro), les freins couplés voire automatiques, l’aide à la sortie de piste, le passage automatique sous la bulle, la trajectoire idéale, la boîte automatique ou manuelle et enfin le rembobinage. Une fois toutes ces choses validées, il est temps d’entrer en piste!

Moto GP 20 … 16?

Il est absolument indéniable dès les premiers tours de roue (et malgré déjà 2 grosses mises à jour) que le jeu est décevant d’un point de vue graphique. Il y a un flou ambiant qui évidemment réduit la netteté et clarté des graphismes, même sur une Xbox One X alors que le jeu est sensé être “Enhanced”. Ces visuels peu flatteurs sont complétés par un framerate stable, mais faiblard (30 fps) ce qui a un effet sur le gameplay pour les plus exigeants d’entre-nous. Tout ceci est vraiment étonnant quand on considère le bond en avant réalisé sur les jeux de Motocross (de MXGP à Monster Energy SX et le passage à l’Unreal Engine 4), je m’attendais à une même bonne surprise mais ce n’est malheureusement pas le cas…

Heureusement, le gameplay reste assez fun et offre une prise en main rapide mais aussi technique afin de satisfaire les core-gamers. Les aides au pilotage ont un effet très important sur le réalisme et l’engagement nécessaire pour maintenir les motos sur la piste, surtout à partir du Moto 2. Le tableau s’annonce donc assez mitigé et pourtant, Milestone a intégré pas mal de nouveautés dans ce qui représente leur septième jeu de la catégorie reine des sports moto.

Comme dit plus haut, le visu n’est pas à la hauteur des espérances, pourtant, l’usage de l’Unreal Engine 4 est sensé représenter une avancée aussi bien niveau graphisme que physique. Les riders ont eu bénéficié de la technologie de 3D Scan pour une reproduction plus vraie que nature et pour les circuits, le lifting est survenu grâce au Drone Scanning qui assure une copie à l’échelle 1 pour “un niveau de réalisme jamais vu.” On ressent d’ailleurs les bienfaits de cette technologie sur les pistes qui sont communes avec d’autres jeux. Sur Catalunya ou le Mugello, le dénivelé semble bien mieux retranscrit que dans Forza Motorsport 7 pour une expérience bien plus proche de ce que l’on voit lors des vidéos onboard sur Youtube par exemple. Cette histoire de Drone Scanning deviendra peut-être le nouveau standard dans les années à venir sait-on jamais… Mais bon, il est temps d’en revenir à la carrière.

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Ascension fulgurante.

La saison de Red Bull Rookies est assez courte et bientôt, vient le temps de faire le saut vers le championnat Moto 3. Plusieurs écuries vous proposent un contrat avec une situation bien particulière. D’un côté vous avez la “Confiance initiale” représentée par une barre horizontale qui va du licenciement (si vous n’atteignez jamais les objectifs) au statut de premier pilote (si vous dominez votre compagnon d’écurie et atteignez les objectifs). Par ailleurs il y a également la “performance de l’écurie” avec la position en championnat requise. Sans surprise, les équipes qui vous imposent une position plus haute dans le championnat, vous voient démarrer plus proche du licenciement que du statut de pilote leader (car la pression est plus grande). C’est donc à vous de jauger risque et récompense lorsque vous signez vos contrats. Personnellement je suis parti chez Angel Nieto Team Moto 3, l’une des écuries les plus connues (sinon victorieuse) et donc l’un des challenges les plus ardus, mais pas de crainte, ce sont avant tout vos réglages de difficulté (physique, IA, usure ou non des pneus) qui représentent le plus gros défi dans le jeu.

Commence alors la vie de rider pro pour une écurie officielle. Votre agent vous envoie des e-mails pour vous maintenir au courant de votre situation contractuelle et des objectifs de la saison mais aussi du système de développement de la moto. Celui-ci est intéressant et ajoute une pointe de stratégie qui rend les périodes hors du circuit moins ennuyeuses. Le développement dépend de la catégorie et de l’écurie pour laquelle vous roulez. Dans le meilleur des cas, vous vous retrouvez avec 5 catégories améliorables que sont le Moteur, les Freins, les Suspensions, le Cadre et l’Aérodynamisme. Chacune de ces catégories offre jusqu’à 10 améliorations en 2 sous-catégories (voir image) mais avec un nombre d’emplacement maximal. Vous ne pourrez donc pas tout améliorer au max et il faudra choisir en fonction de votre ressenti sur la piste et ce que vous considérez comme les faiblesses de votre machine. D’ailleurs, les points sont ré-initialisables donc pas de souci si vous changez d’optique.

Pour valider une amélioration, il faut dépenser des points de développement gagnés sur la piste en fonction de vos résultats. La difficulté, le niveau de réalisme et la longueur des événements jouent un rôle très important dans votre capacité à engranger des points. Si vos courses sont courtes, attendez-vous à nécessiter beaucoup plus de temps pour booster votre monture. Ce système incite donc à jouer plus longtemps et face à une concurrence plus accrue, ce qui est très sympa.

Après la course, le tableau des résultats présente vos gains en réputation (les fans sur réseaux sociaux) et points de développement, en plus du fait d’atteindre ou non les objectifs et l’évolution de votre statut au sein de l’écurie.

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Le ressenti de ces modifications sur la moto est assez bon et si, au début de saison, vous voyez vos adversaires vous déposer en ligne droite, ce ne sera plus vraiment le cas après quelques points de développement dépensés au bon endroit! Mais si les choses se passent bien (ou pas d’ailleurs), voilà qu’une nouvelle offre de contrat vous est présentée! En effet, il semble que tout contrat soit cassable en cours de saison dans Moto GP 18 et le saut d’une catégorie à l’autre se fait sans crainte! Si vous changez de catégorie (ou de team dans la même classe), vous perdez alors tous les points de développement glanés jusqu’à ce point et votre score redescend à zéro! Vous ne pouvez pas accumuler les points de développement dans une team, ne rien dépenser et les transférer vers une autre team quand la période des transferts est une fois encore ouverte. Et c’est là quelque chose d’assez problématique car, au bout du compte, on comprend vite qu’il faut rester le plus longtemps possible au même endroit, en attendant sagement la première opportunité de qualité dans la catégorie supérieure jusqu’au Moto GP.

Par ailleurs, si vous souhaitez que votre carte Moto GP iD rayonne avec les titres de “Champion Red Bull Rookies Cup, “Champion Moto 3”, “Champion Moto 2” et “Champion Moto GP” alors vous devrez ralentir énormément votre ascension vers le top de la catégorie, chose qui ne sera pas fréquente car la plupart des joueurs veulent majoritairement tâter des puissantes Moto GP et leur vitesse de pointe démoniaque, le plus tôt possible. Je ne saurais pas vous dire combien de fois Rossi ou Marquez ont gagné en catégories inférieures car…Franchement, il n’y a que le GP qui compte!

Niveau immersion le tableau est assez clean avec des cinématiques d’intro pour chaque Grand Prix puis des angles de vue comme à la TV pour la présentation des courses et dans les pitbox. Niveau voix c’est encore une fois Rémy Tissier qui s’y colle et nous donne l’impression d’être en direct sur Eurosport! Par contre, la technique rattrape encore le jeu avec des retards de texture sur des angles de vue pourtant inlassablement répétés et un manque global de vie. Le tout semble vide et fade pour un rendu bien en deçà de ce que l’on attend d’un championnat aussi excitant et exubérant. Bref, Milestone ne s’est une fois encore pas remis en question.

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