MXGP Pro Nos tests

Test de MXGP Pro sur Xbox One X

C’est une année fantastique (et rare) pour les fans de jeux de motocross sur consoles de jeu! Après le Monster Energy Supercross qui a démarré les hostilités en février, nous avons eu MX vs ATV All Out et désormais le nouveau titre de la licence officielle MXGP! Ce titre, développé par Milestone, devrait disposer des qualités de son cousin cantonné aux pistes en “intérieur” grâce au passage à l’Unreal Engine 4 notamment … Il n’y a qu’une façon de le savoir!

Étant donné le bond effectué entre MXGP 2 et Monster Energy Supercross, les habitués savaient déjà à quoi s’attendre avec ce nouveau MXGP… Et bien que les débuts et l’acclimatation avec le jeu aient été relativement compliqués, je suis désormais prêts à vous dire que Milestone n’est plus très loin du jeu de Motocross parfait! Oui j’ose!

2.55 minutes plus tard

Vous savez quand on parle de la première impression, et de son importance … Et bien chez Milestone c’est un concept assez lointain apparemment car le premier lancement (et tous les suivants) est impossiblement long. Les animations du studio, des marques partenaires, l’écran de menu puis le menu (le tout impossible à skipper), puis le temps de choisir votre mode de jeu et valider, vous attendrez un minimum de 2 minutes et 55 secondes avant de véritablement jouer. Incroyable! C’est un calvaire à vivre à chaque lancement du jeu même sur une Xbox One X (sensée réduire les temps de chargement). Mais bon, éventuellement vous arrivez au menu qui propose les options habituelles à savoir du solo (GP, Contre La Montre, Carrière ou Championnat), du multi (Xbox Live), la possibilité de personnaliser votre rider ou encore le terrain d’entraînement situé en Italie.

Si comme moi vous êtes un vétéran kamikaze qui pense ne pas avoir besoin d’entraînement et souhaite se jeter sur un tracé qu’il connaît et bien, vous avez tort! En effet les 6 catégories présentées dans le module d’entraînement font plus que simplement vous familiariser avec le gameplay. Chacune d’entre-elle vous assure un bonus une fois toutes les “missions” accomplies. Par exemple, la maîtrise du contrôle aérien vous assure une meilleure réponse aux commande une fois en l’air. Terminez toutes les missions et vous vous retrouvez, avant même de commencer votre carrière de rider, avec une machine qui réagit mieux en l’air, a une meilleure vitesse d’inclinaison en virage, exécute les scrubs plus vite, à une meilleure motricité sur le mouillé, sort plus vite des starting blocks au départ et freine plus efficacement! Toutes ces améliorations sont transférées à votre rider uniquement pour la carrière.

Attention cependant, on ne parle pas d’un avantage digne d’un cheat code. J’avais terminé plusieurs courses avant de revenir aux entraînements et la différence est assez négligeable, mais bon, pensez-y.

Starting from da bottom…

Veuillez excuser mon manque d’originalité lorsqu’il s’agit d’évoquer le coeur du jeu: Le mode carrière. Comme toujours, depuis la nuit des temps, il faut faire ses preuves dans une petite classe (le MX2 ici même si des 125cc sont disponibles) pour éventuellement monter vers la catégorie reine en fonction des contrats qui vous sont proposés. Le tout commence par un éditeur de personnage assez poussé mais classique, surtout si vous êtes un habitué de la licence ou des jeux Milestone en général. Plusieurs ethnies sont proposées en plus des personnalisations habituelles des nom/prénom/numéro etc etc…

C’est un peu boring car habituel mais aucune fausse note. Ce qui est bien moins boring c’est le choix offert aux joueurs pour personnaliser leur monture. C’est à grands coups de véritables marques que vous pourrez habiller votre moto et de nombreuses couleurs sont disponibles histoire d’avoir un look qui complémente votre tenue (si c’est votre délire). Vient ensuite le temps de choisir les sponsors que vous représentez fièrement sur le carénage du monstre. Au début, ceux-ci sont quasiment imposés (à moins que vous préfériez rouler sans sponsors) car ils nécessitent un certain nombre de points. Au fur et à mesure de votre carrière vous engrangez les points de course et de renommée si vous atteignez les objectifs demandés et vous pourrez évoluer vers des sponsors de plus en plus prestigieux. Mais avant tout, il faut décider du type de carrière que vous voulez poursuivre!

En effet, MXGP Pro offre la carrière “normale” et la carrière “extrême”. En standard, vous pouvez configurer tout un tas de paramètres que sont la durée des événements (de la course seule au week-end complet avec qualifications), la longueur de la course, la difficulté de l’IA, le type de réalisme du moteur physique, le fait que les freins sont couplés ou non, la gestion du poids du rider, la boite de vitesse et le rembobinage. C’est l’idéal pour débuter en douceur mais évidemment je me suis jeté sur la carrière extrême avec une connaissance très basique du jeu.

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En Extrême c’est la Big Boys League avec le week-end complet à chaque GP, les qualifications, la course de qualification, la course 1 puis la course 2. La durée est “réaliste”, à savoir 30 minutes suivies de quelques tours pour finir (généralement 2 ou 3 en plus), l’IA est la plus dure, la physique est “Pro”, donc c’est à vous de gérer la répartition du poids du pilote et les freins. Évidemment pas de rembobinage pour effacer les erreurs ou accidents avec l’IA (qui seront fréquents). Heureusement cependant, vous pourrez recommencer autant que vous le voudrez si votre course démarre vraiment de manière horrible. Toutes ces conditions imposées en carrière extrême ont évidemment un avantage de poids: +850% en gain de crédits MX. 850%!

En route vers le MXGP!

La saison (dans le jeu en 1ère année de carrière) démarre à Losail à l’intérieur de la piste de Moto GP mais les premiers tours de roue se font généralement via le module d’entraînement ou les pistes d’essais du Coumpound ajouté au jeu cette année, et c’est là que les premiers ressentis sur le gameplay sont jugés. Que les choses soient claires, MXGP n’est pas MX vs ATV! Dans les bon et mauvais sens du terme. Après Reflex, MX vs ATV s’est penché vers un gameplay très fluide mais de plus en plus arcade avec notamment des whips et scrubs ridicules, MXGP n’offre pas ce niveau de “fluidité” dans le contrôle du rider malheureusement avec un feeling de rigidité encore beaucoup trop présent. Le rider semble faire bloc avec la moto comme si ses articulations étaient aussi dures que les suspensions et le résultat c’est une impression assez “brusque”, presque saccadée notamment en l’air. Le mouvement de la moto est comme toujours géré par le stick de gauche alors que celui de droite contrôle le corps du rider, c’est la combinaison des 2 qui est nécessaire pour effectuer des scrubs, ces fameuses figures pour passer le moins de temps possible en l’air.

Vous ne pourrez pas sortir des scrubs à tire larigot dans MXGP Pro comme dans un MX vs ATV mais en ce qui me concerne ce n’est pas vraiment une mauvaise chose. Le placement et la gestion de la vitesse sont primordiaux même si la piste ne se creuse pas autant qu’on aimerait. Le résultat c’est un gameplay assez technique (même en physique standard et d’autant plus en pro notamment niveau freinage et gestion de l’inclinaison) qui nécessite du temps et qui récompense ceux qui persistent. Après mes premières parties, je n’étais vraiment pas convaincu mais désormais, si je trouve que le rider est encore un poil trop “raide” sur la moto, je trouve ce gameplay plus agréable et réaliste qu’un MX vs ATV.

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Autre chose qui ne m’a pas extasié au premier regard c’est l’aspect visuel. Par rapport à Monster Energy SX, la claque n’est pas au rendez-vous et c’est peut-être à cause de l’absence (la plupart du temps) de ces spots de lumière qui sont vraiment très bien rendus avec l’Unreal Engine 4 (dans Gravel également). Le fait d’être en extérieur et généralement de jour (hormis Losail) offre un rendu différent et pas aussi plaisant au départ, mais on s’y fait et surtout, il n’y a pas de grosse fausse note de la part de Milestone. Au contraire, je dirais que la modélisation des différents GP et des environnements est vraiment superbe. On a véritablement l’impression de voyager entre Pangkai Pinang (Indonésie), Neuqen (Argentine) ou Léon (Mexique). Par ailleurs le framerate reste stable (encore heureux sur One X) mais nous se sommes visiblement pas sur du 60 fps ce qui est dommage car ce niveau de fluidité aiderait grandement à contrer la “rigidité” des riders.

Niveau sons, pas de critique spécifique, le tout me semble très bien même si je ne connais pas les différences entre les marques que les aficionados du championnat MXGP espèrent distinguer. Bien sûr, l’une des choses les plus intéressantes avec les jeux de MX, surtout ceux qui se veulent un poil réaliste c’est la difficulté combinée de la piste (apprendre les combinaisons), gérer la moto et affronter l’IA au même moment. Et l’IA va vous poser problème si vous optez pour un niveau un temps soit peu compétitif.

Par défaut l’IA a une fâcheuse tendance à se coller à l’intérieur et à vous dégager de la piste sans ménagement. Pareil sur certaines trajectoires où elles n’hésitent pas à vous mettre au sol et continuer comme si vous n’aviez jamais été là. D’autre part, même si on est loin d’une IA “yoyo” à la The Crew 2, vous remarquerez que si jamais vous avez une écart confortable, disons 5 secondes, et que vous faites une erreur avec réapparition, vous vous retrouvez avec une IA au Q absolument indéboulonnable. En dehors de ces comportements parfois insupportables, l’IA présente un véritable challenge et quand vous la battez régulièrement en sa difficulté maximale, vous saurez que vous êtes prêts pour les joutes en ligne, face à une compétition potentiellement supérieure.

Aux petits oignons

A la suite des différentes épreuves, vous retournez dans le paddock où vous recevez vos crédits MX mais également des points de “renommée” en fonction de vos résultats. Un petit côté “réseaux sociaux” est également de la partie avec des commentaires de riders que vous pouvez “approuver” ou “désapprouver”. Cela a un effet sur votre relation avec vos adversaires et selon Milestone, les pilotes avec lesquels vous ne vous entendez pas seront plus durs avec vous en piste. Étonnant mais assez marrant!

Vous pourrez évidemment dépenser vos crédits MX dans des tonnes de pièces de marques officielles pour personnaliser et améliorer votre machine car certaines pièces ont un effet sur la performance. Comme dans les autres jeux du genre vous obtenez d’autres offres assez rapidement pour faire le grand saut et tenter les 450cc du MXGP. La puissance et le couple supplémentaires permet de mieux attaquer certaines portions où les MX2 sont un peu limites mais c’est vraiment la pratique et la précision qui seront vos armes de prédilection. Gérer les vitesses de passage en courbe, les inclinaisons et l’embrayage est crucial tour après tour, mais ce n’est pas tout. Il arrive que les chronos ne viennent tout simplement pas, mais il y a une solution: Les réglages.

MXGP Pro propose de nombreuses possibilités de réglages et leur influence sur le gameplay est réelle. Les réglages sont si efficaces que je pense que Milestone aurait dû proposer des épreuves spécifiques dans la zone d’entraînement pour bien comprendre ses subtilités, et en tirer profit.

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De nombreuses pièces peuvent être réglées comme les suspensions (précharge, fourche, amortisseur unique et ressorts), les rapports de transmissions (rapport final et individuels), la réponse du freinage, la cartographie de l’accélérateur et l’empattement. Le caractère de la piste que vous attaquez joue bien sûr un rôle primordial dans les changements que vous effectuez à votre moto. Le passage à un empattement long sur le tracé de Neuqen s’est avéré payant en ce qui me concerne avec ses longues lignes droites et peu d’enchaînements techniques à faible allure mais vous verrez peut-être les choses différemment… Dans tous les cas, une moto stable et consistante aide les temps au tour et idéalement de rester à l’écart de l’IA qui n’attend que de vous foutre au tas à la 1ère occasion.

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