Xbox Series X|S

Test de TAXI Life: A City Driving Simulator sur Xbox Series X

Popularisés sur PC, les jeux de « simulation » en tous genres sont de plus en plus nombreux à débarquer sur d’autres supports, pour le plus grand plaisir des consoleux que nous sommes. Routier, électricien, mécanicien, gérant de station service (…) il y en a pour tous les goûts! De ce fait pourquoi ne pas devenir chauffeur de taxi dans la magnifique ville de Barcelone? C’est ce que propose Taxi Life: A City Driving Simulator, et voici mon avis sur le sujet.

Test effectué sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur.

Bienvendo a Barcelona!

Histoire de ne pas débarquer dans les rues de Barcelone « Uber Style », j’ai décidé de passer par le tutoriel que l’on peut skipper sans problème. Toutefois ce serait manquer les premiers pas à bord de son véhicule, ceux-ci permettent de gérer les commandes, le gabarit et les vitesses (accélération et freinage). Après quelques manœuvres et cônes renversés, vous décrochez le sésame, votre licence de chauffeur de taxi professionnel! Vamonos!

Du coup, parlons gameplay! Le titre de Simteract propose une expérience de conduite à faible allure mais qui ne manque pas de réactivité, et cela dépend énormément de l’angle de caméra choisi. Il en existe 5 qui jouent beaucoup sur l’immersion, le ressenti et la précision que l’on a au volant de son véhicule. En vue « interne », un curseur permet, via le stick de droite, d’accéder à toutes les commandes du volant et tableau de bord de façon manuelle. On peut donc activer les essuie-glaces, les phares, mettre la radio, gérer son volume ou encore la climatisation, pas simplement pour son propre confort mais bien celui de votre passager ou passagère. Si la vue interne est évidemment la plus immersive, elle n’est pas non plus idéale en raison des montants de pare-brise, bien larges sur les voitures modernes et qui limitent la visibilité. Il faut même utiliser une combinaison de touches spécifique pour ne pas rater les feux tricolores qui sont parfois nichés bien hauts dans les rues de Barcelone. Tout de suite, on se rend compte que c’est la précision de la conduite qui est déterminante. Typique des vieilles villes européennes, beaucoup de rues sont étroites, avec des autos garées très proches de la chaussée tout le long, et il faut naviguer dans tout cela en respectant le code de la route évidemment. D’ailleurs, si tout le monde peut jouer à Taxi Life, connaitre les règles de la conduite ne fait pas de mal mais n’est pas vraiment essentiel! En effet, s’il existe des endroits (longues avenues notamment) où il y a des radars de vitesse, la plupart du temps vos incivilités passent inaperçues et tant que vous ne causez pas un accident, il n’y a pas vraiment de pénalité, surtout quand vous ne transportez pas un ou une cliente!

Si on ne peut pas trop en demander à un jeu dans lequel on incarne un chauffeur de taxi, je vais quand même le faire! En effet, les « courses » deviennent très vites répétitives, ce qui est réaliste j’imagine mais bon, il s’agit ici d’un jeu vidéo! Plus je joue à Taxi Life et plus je vois le potentiel de ce type de jeu, si un côté « RP » (Role Playing) était plus poussé avec notamment des situations inédites, des requêtes farfelues ou même une trame de fond qui revient de temps en temps. Ce n’est pas le cas ici malheureusement.

Une expérience très classique, qui manque d’originalité

Taxi Life reste donc très classique dans son gameplay avec tout ce qu’on peut imaginer; Usage des clignotants, respect de la vitesse en fonction de l’endroit, écoute des besoins (rares) des clients et éventuelles conversations. La seule différence que j’ai remarqué en changeant la difficulté (facile/normal/difficile) est que la jauge de « patience » des clients diminue plus vite, ce qui affecte votre note finale (sur 5 étoiles). Les clients ne sont pas plus difficiles, grincheux, pointilleux ou quoi que ce soit. On ne peut pas non plus savoir s’ils ont peur ou sont énervés. Vous pouvez rouler comme un Go Fast sans qu’ils disent quoi que ce soit avant de se réveiller au douzième feu rouge grillé en menaçant d’appeler la police (chose qu’ils ne font pas)! Une jauge de stress/confort aurait été la bienvenue, notamment une fois qu’on passe dans la cour des grands avec la berline de type « VIP » qui ressemble à une Mercedes classe E. Pareil pour la fluidité de la conduite, comment on accélère, freine, passe les ralentisseurs etc etc. Rouler comme un bourrin ne génère aucune réaction de la part des clients, dommage … Mais bon, c’est peut-être trop en demander.

D’une taille d’environ 5 giga-octets, les joueurs aguerris se diront que techniquement ce ne sera pas forcément fantastique et ils auront raison. Si le jeu est propre et la ville de Barcelone bien reproduite, les textures auraient mérité d’un poil plus de peps et qualité et surtout la ville aurait du être plus « sale » sans bien sûr la transformer en un taudis. Par ailleurs, le framerate varie entre les différents angles de caméra et des ralentissements sont assez fréquents, notamment quand on prend de la vitesse. Du clipping est visible au loin et la ville ne semble disposer que de 2 types de PNJ dont les habits changent de couleur afin de les distinguer les uns des autres. Il n’y a pas d’enfants, de vieux avec une cane, de cyclistes ou de motards. Il n’y a pas de skaters! Même à MACBA! On est à Barcelone pourtant! MACBA est assez grossièrement refait mais les red banks sont bien reproduits (oui j’ai check tous les spots de skate).

Même si la technique n’est pas au top et le gameplay assez basique et répétitif, c’est assez cool de découvrir les rues de Barcelone et son énorme patrimoine culturel et artistique. Comme souvent en Europe, la capitale de la Catalogne ressemble à un musée à ciel ouvert avec tout un tas de monuments, églises, basiliques ou galeries et jardins. Histoire de donner plus de profondeur au jeu, les développeurs ont intégré une composante « gestion » dans laquelle vous devrez assurer la bonne tenue de votre propre auto et de vos heures de travail, mais où l’on peut aussi acheter d’autres autos afin de constituer une flotte. Du coup il est possible d’embaucher d’autres chauffeurs, tous ayant des caractéristiques propres (une bonne et une mauvaise). Il est ensuite possible de leur assigner un quartier et un horaire spécifique et donc quadriller toute la ville pour maximiser votre empire!

Vos bénéfices pourront être dépensés dans la personnalisation de vos autos, intérieure comme extérieure et même leur performance! Freins, noteur et transmission peuvent être améliorés et offrir un gameplay un peu plus piquant mais l’expérience TAXI Life reste celle d’un jeu « rilax max ». Ce côté « lent » est assez bienvenu car en contraste avec les jeux de course classique (évidemment) où l’on cherche toujours à aller à fond. Dans ce sens, le jeu de Simteract peut-être un bon exutoire pendant quelques minutes sans prises de tête, et si vous tapez une voiture garée par inadvertance, votre Safety Rating ne bougera pas!

Bien mais peut (beaucoup) mieux faire

Pour moi, TAXI Life est un bon petit jeu de conduite, au rythme qui tranche avec les jeux de course habituels, mais sa technique et sa répétitivité en font un titre difficile à recommander au tarif actuel. On en fait vite le tour et aucune situation inédite ne pointe le bout de son nez. Un type qui vous dit « suivez cette voiture, mais restez discret », une femme enceinte qu’il faut conduire à l’hôpital le plus vite possible en dépit des règles de sécurité, un individu du syndicat des chauffeurs de taxi barcelonais, sous couverture, qui vous pourri la vie en demandant 46 choses à la fois tout en étant super pointilleux pour noter la qualité de votre professionnalisme, façon guide Michelin, Pouvoir déterminer si votre client est un local ou pas et allonger artificiellement la durée de la course histoire de lui faire payer plus (hé on est taxi ou pas??) … On peut penser à des tas de scénarios qui ajouteraient du piquant à une expérience fade et pourtant nous sommes en Espagne! Avec un peu plus de travail sur la maitrise de la technique (Unreal Engine) et la profondeur du gameplay et de l’expérience, TAXI Life pourrait bien plus aisément justifier son tarif et devenir très populaire auprès des gamers.

Du potentiel, mais des lacunes

Les points positifs

  • Incarner un taxi
  • La ville de Barcelone
  • Rythme décalé

Les points négatifs

  • L’IA
  • Mains et bras?
  • Expérience répétitive
  • Manque de profondeur
  • Gameplay basique
  • Technique un peu poussive (Series X)
  • On en fait vite le tour
  • Tarif un peu raide je trouve

Développé par Simteract et publié par Nacon, Taxi Life: A City Driving Simulator (Lien Xbox.com) est disponible sur Xbox Series depuis le 7 mars dernier, en version classique à 39.99€ et « Supporter Edition » à 44.99€. La version la plus complète comprend différents « skins » (12) pour personnaliser votre auto, ainsi que diverses pièces intérieures et extérieures pour embellir votre monture.

Articles Similaires

Bandai Namco annonce Matchbox: Driving Adventures

Takumisensei

Rider’s Spirits est disponible sur Xbox

Takumisensei

Personnages marquants et jeux de course. Compatibles ou pas?

Monkey